Breguet Br 1050 Alizé

Histoire Au début des années 1950, la société Breguet conçut un appareil d’attaque destiné à remplacer les TBM-3 Avenger embarqués…

Histoire

Au début des années 1950, la société Breguet conçut un appareil d’attaque destiné à remplacer les TBM-3 Avenger embarqués sur les porte-avions français. Celui-ci était à propulsion mixte, il était motorisé à la fois avec un turbopropulseur Armstrong-Siddeley Mamba de 980 ch et un turboréacteur Rolls-Royce Nene de 2 270 kgp. Baptisé Br 960 il effectua son premier vol le 4 août 1951. Un second prototype fut transformé en Br 965 équipé du seul turbopropulseur Mamba de 1 650 ch. Celui-ci servit à la définition du Br 1050 Alizé.

L’Alizé donna lieu en juin 1955 à une commande de cinq avions de pré-série. Le premier d’entre-eux effectua son premier vol le 5 octobre 1956 à Toulouse. L’État passa alors commande de 100 exemplaires, commande qui fut plus tard réduite à 75. Le premier appontage eut lieu le 2 décembre 1958 sur l’Arromanches. Le premier appareil de série effectua son premier vol le 31 mars 1959 motorisé avec un turbopropulseur Rolls-Royce Dart RDa.21 de 1 950 ch. Les Alizé étaient assemblés à Biarritz-Parme à partir d’éléments venant des autres usines Breguet de Vélizy, Toulouse-Montaudran et Biarritz-Hardoy. La mission de l’Alizé était la lutte anti-sous-marine ; pour ces missions l’Alizé pouvait ainsi emporter une torpille ou trois charges de profondeur en soute ainsi que 2 missiles air-mer AS.12, des bombes ou 12 roquettes sous voilure. Côté instruments de détection, il était équipé d’un radar situé dans un radôme escamotable sous le fuselage, d’un interrogateur-répondeur IFF, d’un détecteur de radar et de bouées accoustiques.

Le premier Alizé fut livré à la Marine nationale le 20 mai 1959. L’Alizé subit de nombreuses modernisations, la première, entre 1964 et 1965, visant les systèmes ASM (torpille, missile air-mer AS.12 et boués accoustiques). Puis à partir de 1978 jusqu’en 1983, 28 Alizé subirent une modernisation poussée avec le remplacement du radar, du système de navigation, du système de communication et des équipements de guerre électronique, ils furent alors connus sous le nom d’Alizé modernisés (ALM). À partir de 1989, les 27 appareils encore en service reçurent une nouvelle peinture basse réflexion, de nouveaux systèmes de communication et différentes modifications des circuits hydrauliques et électriques. Finalement, entre 1996 et 1997 les derniers Alizé (15) subirent une modernisation, ils reçurent un nouveau pilote automatique, une caméra FLIR, des systèmes de contre-mesures rénovés ainsi que d’autres systèmes visant à étendre la variétés de missions qui leurs étaient confiées ; ces derniers appareils furent nommés Alizé mis à Hauteur (ALH). Ils servirent dans la marine française jusqu’en septembre 2000.

Les Alizé furent mis en service à partir de 1959 dans les flottilles 4F, 6F et 9F qui étaient affectées sur les porte-avions Arromanches, principalement pour les essais et l’entraînement, Foch et Clémenceau. D’autres escadrilles utilisèrent l’Alizé la 2S, la 3S et la 10S, pour des missions de transformation, d’entraînement, de liaison, de remorquage de cibles et la mise au point d’équipements. Les Alizé français participèrent entre-autres à l’opération Olifant au Liban dans les années 1980, puis à l’opération Salamandre dans le golfe persique en 1990 et enfin à la guerre du Kosovo en 1999.

Outre la marine française, l’Alizé équipa aussi à partir de janvier 1961 la marine indienne qui avait commandée 12 appareils. Ceux-ci opéraient à partir des porte-avions Vikrant et Viraat. Plus tard deux appareils supplémentaires furent livrés à la marine indienne en remplacement d’appareils détruits par accident. Par ailleurs les Alizé indiens furent engagés au combat lors des deux guerres indo-pakistannaises de 1965 et 1971. Lors du second conflit, basés sur le Vikrant au large du Bangladesh, ils effectuèrent des missions d’attaque d’objectifs terrestres mais coulèrent aussi un sous-marin pakistanais ; un Alizé fut par contre abattu par un F-104 pakistanais. D’autres pays tels que l’Indonésie et le Brésil se montrèrent intéressés par l’Alizé mais la vente n’eut jamais lieu.

Pendant un temps une version de détection lointaine (navires et aéronefs) dotée d’un radar en position ventrale ou dorsale fut envisagée mais l’idée fut abandonnée au début des années 1960. Il en est de même d’une version bimoteur équipée de deux turbopropulseurs General Electric T-58 qui fut étudiée par Breguet. Au total 87 appareils de série furent produits.

Caractéristiques

Envergure  15,6 m
Longueur  13,85 m
Hauteur  5 m
Masse à vide  5,7 t
Masse maxi 8,2 t
Vitesse  435 km/h
Autonomie  2 500 km
Équipage 3
Motorisation  1 Rolls-Royce Dart R.Da.21 de 1 950 ch
No Série 5

 

Notre appareil

Notre Alizé est le n°5, il est entré en service dans la Marine nationale le 6 juillet 1959 et en a été retiré le 13 avril 1977, il n’a donc pas été modernisé. Il a été utilisé au sein des flottilles 2S, 4F et 6F. Il a été exposé sur la BAN de Nîmes avant de nous être attribué. Le démontage/remontage est actuellement en cours (janvier 2012) sur la base de Nîmes.

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